Il n'existe pas une méthode unique et infaillible pour élaborer un agenda 21. Chaque structure doit adapter sa manière de faire aux objectifs qu'elle s'est fixée et à ses propres particularités. Ainsi, la concertation ne sera pas organisée de la même manière selon que le porteur du projet est une commune, un département ou encore un bailleur social.
En général, un agenda 21 se construit en trois grands temps que sont le diagnostic, la concertation et le plan d'actions. Ils se caractérisent par la mise en place d'une véritable évaluation du dispositif mis en oeuvre.
L'objectif de cette méthode est de parvenir à ce que l'agenda 21 réponde au mieux aux préoccupations des citoyens au sens large, et cela dans le sens du développement durable.
Le diagnostic a pour objet de fournir d'une part, une vision globale du territoire (données socio-économiques comme le taux de chômage, l'état du parc de logements, etc.) et d'autre part, d'évaluer la prise en compte du développement durable au sein des politiques menées par la structure (collectivité, entreprise, etc.). L'objectif est de tirer des enseignements pour dégager des marges de progrès. Le diagnostic a donc un rôle essentiel aussi bien pour les élus que pour les personnels du Département et les citoyens isérois.
Ce socle commun est indispensable pour mener correctement une concertation constructive. En effet, améliorer la situation par des propositions pertinentes nécessite une bonne connaissance de l'existant.
Exemple : Pour la desserte en transports publics d'un territoire rural faiblement peuplé, la connaissance fine des besoins des personnes permettra de proposer des solutions innovantes (type transport à la demande) plus performantes qu'une ligne classique de transport en commun qui aurait pu être proposé sans l'apport du diagnostic.

La concertation est incontournable dès lors que l'on dit oeuvrer pour un développement plus durable. L'idée est simple : à partir du moment où l'on modifie des politiques qui concernent des acteurs (les citoyens, les associations, les entreprises), il est normal de les associer à la réflexion. Pour une collectivité, l'appel à la créativité de la société civile est un levier puissant d'amélioration de son action !
Pour autant, la collectivité reste décisionnaire car c'est le rôle des élus. La concertation permet aux citoyens d'influencer sur la prise de décision sans en être les dépositaires. De cette manière, l'agenda 21 vise à mettre en synergie la démocratie participative et la démocratie représentative.
La concertation autour de l'agenda 21 départemental se déroulera en trois séries (voir la page le projet du Département)
Enfin, à partir des priorités et des propositions d'actions issues de la concertation, la collectivité élabore un projet de plan d'actions qui est retravaillé puis validé par les élus sous la forme d'une délibération.
La réussite de la démarche passe également par une capacité de suivi des progrès réalisés. Cela suppose de bâtir pour chaque action un ensemble d'indicateurs dont l'analyse indiquera si l'action donne le résultat escompté ou si, dans le cas contraire, il faut envisager une évolution de la mesure.
L'information
C'est la transmission d'un certain nombre de faits ou d'intentions. Il s'agit d'une relation à sens unique.
La consultation
C'est demander l'avis à une personne sur un sujet précis.
La concertation
C'est une politique globale de demande d'avis sur un sujet (de la conception à la décision).
La co-décision
C'est le partage du pouvoir décisionnaire entre plusieurs entités.
Télécharger le guide : La concertation, coeur du développement durable et ses fiches qui dressent un panorama des possibilités dans le domaine du développement durable.