Construire un agenda 21 est l'un des 38 projets phares de la mandature. Pleins feux sur un programme particulièrement ambitieux.
sont autant de pas en avant faits en faveur du développement durable.
La décision de se lancer dans l'Agenda 21, littéralement « Ce qu'il faut faire pour le XXIe siècle », actée dans la délibération du 6 février 2004, va permettre au Conseil général de l'Isère, à ses agents et à ses élus, de passer à cette vitesse supérieure. « Ce projet est un véritable défi pour la collectivité » précise Véronique Scholastique, directrice adjointe de l'aménagement des territoires, chef de projet Agenda 21.
En effet, toute collectivité qui met en oeuvre cette démarche doit adapter chacune de ses phases aux particularités locales, que celles-ci soient de nature géographique, sociale, économique ou culturelle.
Faire un état des lieux du territoire et évaluer les politiques départementales au regard du principe de développement durable. Cette étape, qui permet de recenser les atouts, les difficultés et les particularités du territoire concerné, servira de socle à la concertation que la collectivité vient d'engager auprès des citoyens.
« Si nous arrivons à tenir les délais, dès la fin de l'année 2005 et jusqu'à l'automne 2006, des réunions publiques se tiendront dans l'ensemble du département, et plus exactement dans chacun des 13 nouveaux territoires », explique Véronique Scholastique. « Sur la base d'un diagnostic des territoires et d'un bilan des politiques départementales, cette méthode permettra de construire un programme d'actions concrètes, en concertation avec les acteurs institutionnels et les citoyens». Pour cela, l'équipe de l'Agenda 21, les élus, l'ensemble des agents intéressés se rendront sur le terrain, accompagnés d'un bureau d'étude, pour rencontrer les acteurs institutionnels et les citoyens.
L'enjeu de cette concertation est de mener jusqu'au bout la logique citoyenne impulsée par l'Agenda 21. Cela permettra de connaître les priorités des Isérois et de définir avec eux, les actions nécessaires au développement durable du territoire isérois.
Le Conseil général compte mobiliser en interne les 130 métiers départementaux recensés à ce jour. Cette période d'initiation sera relayée par des supports de communication : réunions d'information, Jade, boîte à idées, pages Intranet et Internet... donnant la possibilité à chacun de s'exprimer. Dans le même temps, un comité technique de suivi fera régulièrement état de l'avancée du projet dans l'ensemble des directions, ainsi que du ressenti du personnel.
La réussite de l'Agenda 21 suppose de développer une culture commune à tous les métiers de la collectivité. A cet effet, des réunions thématiques sont également envisagées, de façon à réunir des métiers différents autour de problématiques communes. « Cette démarche est importante à plus d'un titre. Elle permet de valoriser ce qui a été réalisé dans le sens du développement durable, de l'analyser, et d'en tirer un certain nombre d'enseignements. Le vrai défi étant de transformer la démarche de développement durable inconsciente d'aujourd'hui, en action voulue et pensée de demain », rajoute Véronique Scholastique.
L'Agenda 21 de l'Isère prendra corps fin 2006. Il s'enrichira au fur et à mesure des contributions des partenaires externes et internes les plus variés : entreprises, associations, syndicats, administrations... tout en recueillant l'adhésion et la participation de l'ensemble des citoyens et agents concernés. En attendant, ne faisons plus un geste sans penser aux multiples conséquences qu'il peut déclencher. Le développement durable est d'ores et déjà un principe de base dans notre collectivité.