L'Association de Producteurs pour le Développement de l'Agriculture Biologique dans l'Ain, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.
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Un aliment biologique a été fabriqué dans le respect de l'environnement. Son mode de production se traduit par l'absence de produit chimiques de synthèse, l'emploi d'engrais vert, le recyclage des matières organiques naturelles, la rotation des cultures et l'utilisation limitée d'additifs au profit d'éléments naturels. Il est par ailleurs garanti sans OGM (organismes génétiquements modifiés).
Un aliment composé de 95 % d'ingrédients bio se reconnaît à son label AB (Agriculture Biologique). En dessous, et jusqu'à 70 %, il porte la mention : "X % des ingrédients obtenus selon les règles de la production biologique". En deçà de 70 % de constituants biologiques, il n'est pas considéré comme bio.
La polémique sur le sujet est depuis longtemps close par les études du professeur Henri Joyeux de la Faculté de médecine de Montpellier qui a comparé les régimes alimentaires de personnes mangeant bio et non bio pour examiner l'incidence de l'alimentation sur l'apparition des cancers. Ces résultats démontrent sans contestation possible, que manger bio est bon pour la santé.
L'alimentation biologique coûte 20 à 30 % de plus que l'alimentation conventionnelle. Ces prix se justifient par la qualité des semences utilisées et l'existence d'une main d'oeuvre plus nombreuse. On peut néanmoins réduire considérablement ce coût en ne consommant que des produits de saison et de proximité, et en substituant aux protéines animales des protéines d'origine végétale.
Oui. La chambre d'agriculture de l'Isère travaille dans ce sens. Elle a élaboré un cahier des charges strict, qui garantit à la fois la qualité et la traçabilité des produits locaux.
Oui, l'attrait des consommateurs français pour le bio ne fait que s'accentuer. 42 % d'entre eux affirment avoir goûté un produit bio en 1999, alors qu'ils n'étaient que 38 % l'année précédente. En 1999, les achats bio ont d'ailleurs atteint en France 6 milliards de francs. Mais la percée la plus spectaculaire concerne l'alimentation pour bébé, qui a augmenté de plus de 300 % en deux ans.
Au 1er janvier 2002, on recensait dans le département de l'Isère 139 agriculteurs bio notifiés à la Direction départementale de l'agriculture, dont une quarantaine en cours de conversion. Soit 1,5 % des agriculteurs locaux, les surfaces cultivées selon les règles bio représentant pour leur part un peu plus de 1,5 % des terres cultivées.
Au cours des dernières années, la superficie bio a augmenté plus rapidement que le nombre des agriculteurs, les nouveaux convertis s'étant installés en grande culture ou en élevage bovin, alors que leurs prédécesseurs s'étaient limités au maraîchage et à l'arboriculture.